Le weblog de Hugues Rondeau.

La liberté c'est ensuite le vide, un vide à désespérément recenser. Après, chers emmurés éminentissimes,
                       c'est la forte odeur de votre dénouement. Comment vous surprendrait-elle ?
                                                          René Char, le Nu perdu

Adieu Michel Aubelle.

Un peu tardivement, je reviens sur la tragique disparition le 23 janvier dans l’Allier de l’un des collaborateurs de l’Etablissement Public de Marne-la-Vallée, Michel Aubelle. Je le connaissais depuis plus de douze ans et je dois avouer avoir toujours eu plaisir à travailler avec lui. Il est de rigueur de faire un panégyrique du disparu, ne fût-ce que par respect pour ses proches. Mes mots sont loin d’un exercice d’usage mais viennent directement de mon cœur.

C’était à la fois un homme discret, extrêmement réservé et en même temps d’une rare courtoisie. Je ne me souviens d’aucun échange qui ait été aigre entre lui et moi durant cette décennie écoulée. Et puis devrais-je passer sous silence son professionnalisme ? Il a su tout au long des années être un interlocuteur patient de la collectivité territoriale et nouer des relations étroites avec les directeurs des services techniques qui se sont succédés à ce poste.

Un récent article du Parisien que j’ai trouvé particulièrement fielleux, mais cela ne m’étonne guère vu son auteur, Gille Cordillot, laissait sous-entendre que l’actuelle situation difficile des salariés d’EPAMARNE et leurs conditions de travail auraient pu conduire à un tel geste. Bien évidemment, je ne peux élucider à moi seul les raisons – car ayant sûrement leurs racines profondes dans une évolution psychologique compliquée – du suicide de monsieur Aubelle.

Je me risque cependant à un semblant ou un début d’explication. Contrairement à ce que j’ai pu donc lire, c’est moins l’actuelle réorganisation - du reste évidemment nécessaire compte tenu de l’évolution des missions dévolues à l’EPAMARNE par l’Etat - qui est en question à mes yeux, que sûrement le legs du passé. Je n’hésite pas à écrire que j’ai vécu pendant les plus de deux ans où Jean-Pierre Weiss a été directeur général de l’Etablissement Public des moments de tension terribles entre lui et moi. Ce qui était une friction naturelle entre un élu, soucieux de son territoire, et le représentant, soit-il uniquement préoccupé d’aménagement des pouvoirs publics, tourna à l’affrontement. J’ai en tête, comme une douleur lancinante et un sentiment de colère qui ne s’est jamais apaisé, les affronts que j’ai dû encaisser et les couleuvres avalées. Et ce climat délétère affectait aussi l’intérieur de l’Etablissement Public. N’est-il pas juste de dire que la chape de plomb subie par les salariés n’a pu aller qu’à l’encontre de leur épanouissement ? Je me souviens des manifestations devant les portes de l’Orangerie, lieu traditionnel de réunion pour nos conseils d’administration, et également des déclarations des délégués du personnel qui à cette époque se faisaient les porte-paroles des salariés inquiets pour leur sort et préoccupés par la manière dont ils étaient traités. Traités, oui, car c’est bien là le mot que j’entends employer, me rappelant simplement la violence verbale qu’usait monsieur Weiss à l’encontre de ses subordonnés. J’ai le souvenir d’un ton péremptoire et de termes peu choisis caractérisant les premières réunions plénières que nous avions ensemble. Elles se sont vite estompées à ma demande, puisque je n’avais pas l’intention de fréquenter un instant de plus ce personnage.

Alors bien sûr, il serait également ridicule d’attribuer à ces seuls jours difficiles, et heureusement derrière nous, le désespoir de Michel Aubelle. Mais un mensonge également de les passer sous silence et de feindre, dans un unanimisme de mauvais aloi et un consensus ridicule, qu’il ne pourrait pas y avoir quelque origine à chercher dans ces terribles mois que furent pour EPAMARNE et pour ses interlocuteurs, collectivités locales, le temps écoulé de la fin 2003 à 2005.

Enfin, laissons de coté les recherches de responsabilité pour conserver notre estime à Michel Aubelle et avouer que nous sommes bien tristes qu’il ne soit plus là.

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Commentaires

1. Le vendredi 5 février 2010 à 17:57, par restons humble

M rondeau pourquoi mélanger le malheureux décès de ce Monsieur et vos relations avec l'ancien directeur de l'EPA.

2. Le vendredi 5 février 2010 à 18:07, par n'importe quoi ....

Chassez le naturel il revient aux galops.
Au lieu de rendre homage à ce Monsieur vous réglez vos comptes dans de bien pénibles circonstances.
J'espère que ce message ira à la personne que vous mettez en cause !!!!!!!!!!!.

3. Le vendredi 5 février 2010 à 19:06, par Témoin

Nous savons maintenant pourquoi vous êtes si courtois avec les membres de l'opposition lors des conseils municipaux. Vous ne voulez pas leur infliger douleur lancinante et sentiment de colère jamais apaisé etc. C'est tellement humain et généreux.

4. Le vendredi 5 février 2010 à 22:24, par Azia

Monsieur le Maire,

En tant que Directeur de la publication du journal municipal de Bussy, pourriez-vous demander à votre responsable de la publicité de ne pas accepter tout et n'importe quoi. La publicité pour Azia Club en page 2 du dernier numéro est franchement déplaisante: "site de rencontres 100% aziatique". Voilà du racisme à l'envers, un refus d'intégration consternant.

5. Le samedi 6 février 2010 à 09:40, par Azia tics

100% aziatique. Quelle Asie? Sud est, Centrale, Orientale, Pacifique, Est, Sud, Mineure etc

6. Le dimanche 7 février 2010 à 08:02, par joseph

Tragédie. Comédie...

7. Le lundi 8 février 2010 à 09:30, par Pour le post 2

Tout à fait d'accord avec vous
Mr le Maire aurait du se limiter aux deux premiers paragraphes ,les quatre suivants étant de trop
il se réfère à l'article d'un journaliste qu'il n'aime pas pour descendre Mr Weiss qu'il n'aime pas plus, ( si quelqu'un peut le mettre au courant ,qu'il le fasse)
Enfin il est le défenseur des salariés d'EPAMARNE ?ça va leur faire plaisir

8. Le lundi 8 février 2010 à 09:49, par Philippe Naudin

J'ai rencontré Michel Aubelle dans le cadre de la commission d'appel d'offres de la commune. J'avoue lui avoir adressé quelques piques en sa qualité de représentant de l'EPA.
Il n'y répondait jamais, se tenant à distance de toute polémique. Sa courtoisie et son refus de s'engager dans un domaine ou il n'avait pas sa place m'imposa le respect, tant il est vrai que j'avais tort de l'y impliquer.
Je suis peiné d'apprendre qu'il ait pu mettre fin à ses jours.

9. Le lundi 8 février 2010 à 12:09, par lettre Atsem

J'ai profité du week end pour lire le journal municipal. D'accord avec le post 4, la grande pub azia est choquante.
Mais il y a pire : la lettre adressée aux ATSEM et reproduite en page 24. C'est un vrai torchon bâclé! Une lettre signée à trois devrait être écrite avec le pronom "nous"; or, tout est à la première personne (donc lequel des trois co-signataires est le véritable interlocuteur ?). Un collègue est "une personne qui exerce la même fonction qu'une ou plusieurs autres appartenant ou non à la même administration" (Le Robert). Les Atsem seront ravies d'apprendre qu'elles vont bientôt toucher le même salaire que M. Vatin, Directeur Général des Services. On ne peut être le "collègue" d'un élu qu'en étant un autre des élus et encore... il ne d'agit nullement d'une fonction dans une administration.
Ligne 8, il faut lire "ses inspirateurs" et non "ces inspirateurs".
Ligne 11, il faut lire "ambiguïté" et non "ambigüité"
Ligne 19, il faut lire "je ne vous cacherai pas" (futur de l'indicatif) et non "je ne vous cacherais pas" (conditionnel).
Ligne 24, il ne faut pas mettre un point à la fin du paragraphe mais des points de suspension sinon la phrase n'a pas de sens.
Ligne 28 : la phrase entière est incorrecte. Il faut lire "devra" au lieu de "ne pourra".

Conclusion : au lieu de parcourir le monde, soyez présent à Bussy et consacrez le temps nécessaire aux affaires de la ville, y compris à la relecture de votre courrier.






10. Le lundi 8 février 2010 à 13:07, par Pan sur le bec

Post 8 et 9, soyez remerciés pour vos écrits très dignes dont M.notre maire pourrait tirer quelques leçons. Mais en est-il capable tant sa fosse est pleine.

11. Le lundi 8 février 2010 à 13:45, par Disparition de M Aubelle

Oui il aura fallu au locataire de ce blog écrire quatre posts sur la taxe professionnelle,sur la Chine ,sur les Atsem ,sur le droit de réponse au journal La Marne avant de parler de la disparition de Mr Aubelle
au fait qui a été à ses obsèques?
Bravo M Naudin pour votre commentaire ,ce n'est pas souvent qu'un élu reconnait avoir eu tort

12. Le lundi 8 février 2010 à 14:41, par Mr Weiss

Mr Weiss est maintenant un gros manitou du TGI de Paris
si on dépayse du TGI de Meaux à celui de Paris on n'a pas fini de rire

13. Le lundi 8 février 2010 à 14:48, par j'ai lu l'article

LE JOURNALISTE NE FAIT QUE RELATER LES FAITS
ALLEZ VOUS RENDRE COMPTE PAR VOUS MEME

14. Le mardi 9 février 2010 à 11:38, par mick

Si je m'en tiens au Parisien de ce jour, le fameux prêt de 22 M€ aurait été contracté auprès de la Société Générale de Dubaï. Vous connaissez surement cette banque qui a l'habitude des actifs pourris (encore dernièrement), dans une implantation où l'Etat est en piètre santé économique.

Info ou intox ?

15. Le mardi 9 février 2010 à 12:58, par Bussy-Saint-Georges toujours dans le rouge

| RéagirAurélien Perol | 09.02.2010, 07h00 La commune de Bussy-Saint-Georges devra cette année encore supporter le contrôle étroit de ses finances par le préfet. Avec des salaires versés avec une semaine de retard en pleines fêtes de Noël, des heures supplémentaires impayées à la fin décembre 2009… les employés de la commune de Bussy-Saint-Georges ont connu une fin d’année difficile.

Et pour cause : avec 3 millions d’euros de déficit en 2009, la municipalité a eu le plus grand mal à boucler son budget l’an passé.

Prenant acte d’un trou de 600000 € dans les comptes de décembre, la chambre régionale des comptes (CRC) a pris sur elle de bloquer plusieurs paiements pour le dernier mois de l’année. Dont 500000 € de charges sociales et 40000 € d’heures supplémentaires dus aux employés municipaux.


Endettée à hauteur de 100 millions d’euros


La mairie confirme qu' « un décalage a eu lieu entre les versements des salaires et des heures supplémentaires ». Elle précise que ces dernières ont finalement pu être réglées aux salariés « durant la première semaine du mois de janvier ».

Dans un communiqué, le premier adjoint au maire, Jean-Claude Lamagnère, indique que « la mairie de Bussy a effectivement connu des problèmes de trésorerie liés à la conjoncture économique actuelle », à des « dotations de l’Etat en baisse par rapport aux années précédentes » et « à la difficulté de lever un emprunt auprès des banques sollicitées ».

Placée en 2009 sous un contrôle administratif étroit de la préfecture de Seine-et-Marne et de la CRC, la mairie n’aurait pas obtenu dans les temps l’autorisation de payer les heures supplémentaires.

La conseillère municipale d’opposition, Nadia Pisi, livre une vision plus nuancée des responsabilités de chacun : « En réalité, le directeur des services généraux aurait pu sortir les salaires plus tôt sans verser les heures supplémentaires, dans l’attente de l’avis de la CRC. Ça aurait permis aux employés d’avoir leurs salaires pour Noël. Mais il ne l’a pas fait… »

Quoi qu’il en soit, les marges de manœuvre financières de la mairie de Bussy-Saint-Georges sont de plus en plus réduites. Le sous-préfet de Torcy, Eric Jeanjean, indique que « la situation financière et le budget de Bussy font l’objet d’une attention soutenue » des services de l’Etat. « En 2009, les finances de la mairie ont été beaucoup plus contrôlées que précédemment », confirme Nadia Pisi, évoquant le retrait par la CRC de « 10 millions d’euros d’investissements sur le budget 2009 ».

Déjà endettée à hauteur de 100 millions d’euros, la mairie se heurte à l’interdiction de contracter d’autres prêts. Ce qui n’a pas empêché le maire (PR), Hugues Rondeau, de faire voter au conseil municipal un nouvel emprunt de 22 millions d’euros le 29 décembre dernier. Selon nos informations, la somme aurait finalement été obtenue auprès de la Société générale de Dubaï. Un responsable de la mairie évoque pour sa part « une négociation encore en cours avec une banque étrangère… » De quoi donner un bol d’air au maire, au début d’une année 2010 qui s’annonce également difficile.

16. Le mardi 9 février 2010 à 14:35, par 22000000

Condition principale du prêt : ne pas construire en entrée de ville plus haut que la tour Burj Dubaï.

17. Le mardi 9 février 2010 à 15:02, par Très instructif le Parisien

Article très interessant
on parie que le prochain post est sur le méchant journaliste du Parisien
et c'est pourtant pas Cordillot qui est très méchant lui aussi

18. Le mardi 9 février 2010 à 18:20, par Retard .......

Retard en Conseil Municipal
Retard de paiement aux salariés
Retard de paiement aux prestataires
Retard à réagir

Que du retard .........

19. Le mercredi 10 février 2010 à 10:05, par Pour post 18

Mais pas en retard pour:
toucher les indemnités
faire appel
voyager
en plus je me pose une question sur l'Espagne
je ne vois plus aucun intérêt à y aller à part la corrida ,car vu l'état de l'économie ibère qui est proche de Bussy et surtout y aller 3fois

20. Le mercredi 10 février 2010 à 12:50, par T' as raison

T'as raison
L'Espagne est dans un état pire que Bussy ,mais c'est peut être car le Maire y est allé 3 fois
normal il aime la corrida

21. Le mercredi 10 février 2010 à 13:01, par holé

La corrida, pour les oreilles ou les cornes?

22. Le mercredi 10 février 2010 à 14:54, par Pour le post 21 olé olé

Cher ami sachez que si on donnait un prix pour la gestion municipale comme on donne les oreilles en tauromachie ,nous aurions dans notre ville la queue ,les intestins et boyaux ,les testicules et le squelette entier et surtout nos yeux pour pleurer
olé
cette année aucun intérêt à aller en Espagne vu l'état de l'économie dans la péninsule ou le chômage est à 20% ,faudrait nous prendre pour des débiles pour qu'on avale qu'un voyage là bas est motivé par la possible arrivée chez nous d'une firme ibère
il n'y a quel'excuse de l'attrait des corridas pour y aller

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