Le weblog de Hugues Rondeau.

La liberté c'est ensuite le vide, un vide à désespérément recenser. Après, chers emmurés éminentissimes,
                       c'est la forte odeur de votre dénouement. Comment vous surprendrait-elle ?
                                                          René Char, le Nu perdu

Compassion

Pour une fois, c’est avec un certain intérêt que j’ai lu une réaction d’internaute à mon dernier billet. Non pas qu’en général je les néglige, mais je les trouve, et j’insiste sur ce point comme je l’ai fait précédemment, marqués d’un esprit partisan qui leur fait oublier la réalité pour ne plus voir que l’aspect négatif de mon bilan et, in fine, me vouer une détestation tellement profonde qu’elle devient agressive et caricaturale.

Je ne change pas un mot de ce que j’ai stigmatisé antérieurement. Notamment par le fait, et plusieurs d’entre eux s’y reconnaîtront facilement, qu’il manque à mes contempteurs la compassion, cette tentative chrétienne visant à considérer l’autre tel son proche ; qu’il soit lointain ou de proximité, il s’agit bien de mon prochain. Ce qui n’enlève rien à l’un des commentaires qui insiste notamment sur la dimension de la maladie et de la foi dans le parcours politique. A l’aune de cette expérience personnelle récente et douloureuse, j’ai pu, en partie grâce à ces quelques lignes, dont je remercie l’auteur, prendre du recul et analyser au mieux en ces deux domaines ce qui a pu me guider durant presque douze ans d’exercice des responsabilités à Bussy Saint-Georges.

La douleur s’avère pour moi bien nouvelle. Je n’ai jamais été malade. Même un simple rhume depuis longtemps. Se trouver tout d’un coup sous morphine avec quelques vis et broches dans la cheville et dans l’impossibilité exaspérante de se mouvoir (même mes adversaires n’écarteront pas ma nature extrêmement activiste) me conduit à avoir un regard différent sur l’engagement. Emportés les uns comme les autres dans une société de l’instant, et nous qui sommes de Marne-la-Vallée plus encore parce que dans un ensemble humain qui est en plein devenir, nous finissons peut-être par nous laisser dominer par l’activité au quotidien. Ce qui nous prive de la faculté de distinguer l’urgent de l’accessoire ou de transformer l’écoute de nos concitoyens en une vraie disponibilité de cœur et d’âme.

En cette période de Carême, ma maladie correspond quasiment aux quarante jours que propose l’Eglise comme imitation de Jésus-Christ. Me voilà cloué ou sur mon lit d’hôpital ou pour de brefs passages en mairie et donc contraint à trier le bon grain de l’ivraie, l’accessoire de l’indispensable. Peut-être faut-il que j’entrevoie cette épreuve telle une nécessité pressante de reconsidérer ma vie publique. Moins d’action, un peu plus de contemplation.

En douze ans de rendez-vous, j’ai vu passer dans mon bureau tant de cas particuliers qui ressortaient justement d’une grande détresse. Les larmes des mamans, le sort incroyable qui frappe certaines familles, par la maladie, les obsèques auxquels j’ai participé, par obligation, par adhésion. Cette cheville brisée correspond-elle, en ce temps de Carême, à une véritable solidarité physique avec ceux et celles qui souffrent ? J’ai rédigé récemment un petit texte sur Haïti, île que je connais bien, et où je compte de nombreux amis. Etait-ce à dire que ces lignes étaient trop théoriques ? Alors que le deuil frappe ceux et celles que j’ai connus, ne voilà-t-il pas un signe divin de mon manque de solidarité réelle, d’ouverture du cœur ? Une cheville brisée, un tibia pilonné n’est rien, bien évidemment, par rapport aux orphelins errant dans les rues de Port-au-Prince ; sans doute n’est-ce qu’un reflet minimum de ce que certains ont dû endurer dans leur chair. L’internaute, auteur des mots en question, pose justement l’élément central de la foi. J’ai bien compris qu’il le fait parfois de manière ironique, mais lorsque j’use du terme divin, j’ai en effet du mal – et tout ce billet depuis le début le relate – à écarter Dieu de la politique.

Il y a quelques années, j’étais fortement attaqué, au moment où Claude Louis a proposé de placer l’un des squares de Bussy sous le vocable du père Joseph Wresinski, fondateur d’ATD Quart Monde pour avoir enfreint la laïcité. Résidait alors dans notre ville un laïc convaincu. Militant de manière excessive. A contrario de ce monsieur, qui depuis a déménagé - ainsi que je l’ai montré dans mon petit opuscule "L’âme des démocraties" – il est difficile de minimiser l’influence qu’exerce sur nous nos convictions les plus profondes. Je n’aurais pas conduit Bussy depuis 1998 de la même manière si je n’étais pas chrétien. A l’occasion d’une messe qui m’avait particulièrement touché - j’en citais même les animateurs ; ce qui leur a fortement déplu à l’époque puisqu’ils m’étaient opposés politiquement – j’ai eu l’occasion de m’en expliquer sur ce blog. Les heures passées dans la salle d’opération de Lagny-sur-Marne et ma convalescence délicate me renvoient à cette problématique.

Est-il possible de gommer que nous nous référons à un texte sacré en particulier ? La Bible pour ce qui me concerne. En tant que journaliste à "Famille chrétienne" ou "L’Homme Nouveau", au début des années 90, j’avais été particulièrement impressionné par une collection dédiée aux chrétiens en politique, parue aux Editions Beauchesne, avec des biographies éclairantes, notamment de Alcide De Gasperi, un politique italien (à qui, depuis son Trentin natal, nous devons la naissance de la démocratie chrétienne italienne) ou encore le ministre du Général de Gaulle, Edmond Michelet – dont on peut parler presque d’une héroïcité des vertus – se posant en autant de modèles. Il ne s’agit évidemment pas pour moi de prétendre à une telle filiation spirituelle (je suis trop conscient de mes erreurs et de mes faiblesses) mais est-il ridicule de penser, comme l’a fait mon correspondant ici, que le protestantisme de Georges Bush ou le catholicisme naissant, sous la forme d’une conversion, de Tony Blair, n’ont été pour rien dans leur action ?

Le débat entre sphère publique et sphère privée est subtil ; il impose un certain respect. Chaque fois que j’ai été confronté à des thématiques que l’Eglise souligne, je me suis en effet demandé si, en tant qu’élu local, j’y répondais de manière pleine. Je n’ai pas honte de dire notamment que pour les gens du voyage, j’exècre de négocier avec eux leurs passages tant ils sont souvent de peu de parole ou de constater, amer, qu’ils commettent des dégradations multiples, sans sanction pénale. D’avoir été contraint (pour des raisons citoyennes évidentes et de solidarité) de soutenir mon chef de police municipale au moment où il était dans une opposition face à des Bulgares en situation irrégulière m'insupporte. Il avait raison. Les Bulgares tort. En dépit de leur inadaptation sociale, qui est surtout aussi un refus de sociabilité, où est cependant vis-à-vis d’eux ma charité ?

De même, ai-je vraiment tout fait pour ceux qui n’ont rien ? Le samedi s’égrène une kyrielle de demandes de logement ou d’aide sociale. J’essaye d’être disponible intellectuellement et de me mettre à la place de l’autre. Le puis-je à partir du moment où chaque situation est si cruellement personnelle ? Il existe un abyme entre une demande de 3 pièces et le quotidien d’un foyer contraint à partager les chambres des enfants, à s’entasser en suroccupation dans un HLM sous-dimensionné. Curieusement, cette difficulté à me mouvoir faute de cheville m’amène en ce jour à envisager différemment mes interlocuteurs. Pour la première fois de ma vie, je me dis qu’ils pourraient être mon visage dans le miroir. Soudainement en détresse et extrêmement tributaire des pouvoirs publics.

Récemment lors d’une visite au centre de la Caritas de Termini, près de la grande station ferroviaire romaine, le Pape Benoît XVI a versé des larmes après le salut, simple et beau de Giovanna Contaldo, une Italienne en grande situation de précarité qui lui demandait de "résister aux difficultés du monde". Etait-ce des larmes de crocodile ? Je suis persuadé du contraire. L’enjeu réside bien dans cette faculté à tenir bon alors qu’alternent les jours de pluie avec ceux de soleil, en envisageant les pauvres comme un trésor précieux ; une solidarité d’autant plus difficile que se maintient la crise économique. Les pouvoirs publics sont tentés, peut-être, de réduire l’aide en cette période de récession. Au contraire, il nous appartiendrait, nous le croyons, de nous convertir. Et donc de mieux partager.

Le grand défi de ce début de siècle nouveau n’est-il pas d’instaurer la charité comme une force de développement pour une société plus juste et fraternelle ? Ceux qui n’ont rien et qui dans leur chair sont meurtris n’ont pas seulement besoin de nourritures matérielles, mais également de comprendre qui ils sont et de connaître la vérité sur eux-mêmes et sur leur dignité. A Bussy Saint-Georges, nous sommes relativement épargnés. Le tissu social, plutôt orienté vers les classes supérieures ou moyennes, comprend peu de cas similaires de dénuement extrêmes.

A l’occasion d’évènements tragiques – je ne suis pas certain que cette cheville appartienne exactement à cet ordre mais dans l’état où elle est, elle ne doit pas en être loin – surgit, ainsi que l’affirme le Saint-Père, "une forte et lumineuse espérance qui nous donne le courage d’aller de l’avant malgré les échecs et les épreuves de la vie". A nous d’aimer l’autre, non pas pour ce qu’il possède (j’ai été stupéfait au même moment de lire les bénéfices 2009 des sociétés du CAC 40 alors que dans mon équipe municipale, j’ai dû traiter des cas de chômage qui tournaient au désespoir) car il laisse en nous un sens de la gratuité comme composant de mode de vie et de relation interpersonnelle.

Je ne prétends pas ici épuiser ce sujet – qui est vaste – mais apporter ma modeste contribution. Moi qui ai pris l’habitude d’être maire 7 jours sur 7 – et de voyager largement à travers le monde ; à mes frais - n’en déplaise à certains contempteurs de ce blog – je ressens comme un appel aux diversions, au recul. Un tantinet de repos pour une analyse différente. Le temps du Carême n’est-il pas un moment de conversion ?

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Commentaires

1. Le mardi 23 février 2010 à 19:22, par Mon dieu

AU SECOURS !!!!
Je pense que la morphine vous fait délirer.

Quand on est tant croyant que vous je crois qu'il faut respecter les autres et en particulier les femmes....et suivre les dix commandements.

Si le Préfet lit vos réflexions il doit être écroulé de rire....Mais vous allez bientôt vous prendre pour Dieu....quoique c'est peut-être déjà fait.

La vie n'est pas toujours un long fleuve tranquille et la maladie en fait partie. Il est vrai que l'on comprends mieux quand on est concerné. Mais je vous rassure par rapport à certains vous n'avez eu qu'un "petit incident" Priez comme moi pour tous ceux qui souffrent dans leur chair.

2. Le mardi 23 février 2010 à 21:16, par Eh ! Oh !

Eh ! Oh ! C'est juste une cheville ! Mais il est vrai qu'elles sont tellement enflées....... Quel verbiage ! Cela doit être assourdissant de s'écouter parler (écrire) à un tel point. Un peu d'humilité avant de traiter les internautes de nazis

3. Le mardi 23 février 2010 à 22:32, par de l'utilité de ce blog

si j'ai choisi le titre d'un post précédent ce n'est pas anodin
j'ai relu comme beaucoup les 38 commentaires et je n'ai nullement trouvé quelqu'un qui vous souhaite du mal
j'ai trouvé très sympa les résultats sportifs
mais en revanche j'ai été très interessé par la possible réouverture des maiosons closes et je vous demande officiellement que notre ville décide de s'en doter le plus rapidement possible
je crois qu'il nous en faudrait 3 ou 4 vu notre population
je trouve en effet que les crèches et les pagodes c'est bien beau mais celà ne rapporte rien en taxes
imaginez tout ce que ça apportera à notre ville
il faut aller de l'avant
je propose que la municipalité organise un tour du monde de ces maisons ,nous irions en Belgique en hollande ,aux USA au mexique ,au brésil
je suis pour ce genre de jumelages

4. Le mercredi 24 février 2010 à 00:25, par Romain

Monsieur le Maire,

ne faites pas cas de ces internautes qui viendront se plaindre à la première occasion.

Il me semble qu'il est opportun pour la population qu'un maire mette à la disposition de ces habitants un moyen de contact rapide comme ce blog, malheureusement tout le monde ne semble pas être capable de l'utiliser à bon escient.

Personnellement je paye mes impôts locaux et je ne ressens aucuns remords : Bussy est une belle ville, accueillante, sécurisée, commerciale, et si vous sortez un peu de celle ci, vous vous rendez compter assez vite que largement pire, mais légèrement mieux.

Comme on dit, une personne satisfaite ne viendra pas vous féliciter tandis qu'une personne insatisfaite vous le fera vite savoir.

D'ailleurs en parlant de critique, et au lieu de faire des réponses humoristiques, proposez d'éventuelles solutions pour avancer, mais est ce pas votre domaine, la politique, et y connaissez vous quelque chose ?

Que ce soit une cheville ou plus grave, je souhaite un bon rétablissement à notre Maire.

Romain.

5. Le mercredi 24 février 2010 à 08:02, par Appendicectomie

Monsieur le Maire,

Par chance nous oublions souvent les mauvais moments. Ainsi
vous ne faites pas mention d'une hospitalisation d'urgence pour une appendicectomie alors que vous étiez en mission dans la lointaine Indochine.
Bonne convalescence. "Avec le temps...."

6. Le mercredi 24 février 2010 à 13:19, par Pour une fois !

Il a du depuis tomber sur la tête.

7. Le mercredi 24 février 2010 à 13:25, par Charité bien ordonnée...

C'est avec stupeur que j'ai lu sur le site de la ville, l'ordre du jour du prochain conseil municipal. Vous y prévoyez d'augmenter vos indemnités, celles de vos adjoints et de vos conseillers majoritaires. Quelle provocation! Quel scandale en pleine crise financière alors que la ville est endettée jusqu'aux dents, que le préfet vous ordonne de faire des économies et vous contraint à augmenter les impôts de 28%.

Alors votre verbiage pseudo catho vous feriez bien de vous le garder pour vous et de gérer notre commune avec un peu plus de conscience civique et moins de morale religieuse mal placée.

Quelle honte

8. Le mercredi 24 février 2010 à 14:45, par mick

Monsieur rondeau,

je suis heureux de vous lire dire que vous gêrez cette cité avec tous vos sentiments religieux, mais je préfèrerai volontier avec compétence.
Je ne sais pas si c'est dans les préceptes de la Bible que vous avez apris à mentir à vos concitoyens en vous engageant à maîtriser la fiscalité à la veille des élections municipales puis en l'augmentant quelques emaines plus tard;
Je ne sais pas quel ordre divin vous autorise à conclure des emprunts au delà du raisonnable, sans que le contribuable (qui rembourse cet emprunt), ne retrouve ces sommes dans les équipements publics.

Plutôt que de vous draper dans un costume religieux qui ne trompe plus que vous, je vous inviterai à rechercher au plus vite un adjouint aux finances, qui ait quelques compétences en la matière, pour le bien des contribuables. Celà laissera alors le temps à celui qui est sensé en occuper actuellement la fonction de pouvoir continuer à vous flatter à longueur d'édito.

9. Le mercredi 24 février 2010 à 18:45, par BORDEAUX 1 0

BORDEAUX A BIEN JOUE

10. Le mercredi 24 février 2010 à 19:19, par Pour une fois ........

C'est vrai plutôt bon résultat pour les Girondins.
Et ne pas oublier 2 quatrième places , 1 medaille
d'argent et une de bronze.
Les affaires reprennent et tout celà sans bobo.

11. Le mercredi 24 février 2010 à 21:47, par indemnité maire

110% de l'indice 1015 pour notre maire. L'indemnité mensuelle passe de 3792,55€ à 4171,80€.

12. Le mercredi 24 février 2010 à 22:18, par Indispensable

La conversion comme le chasse-neige est une technique délaissée à tort par de nombreux skieurs, qui la trouvent sans doute ringarde. C'est dommage car elle est très utile dans les contextes où le virage est difficile.

Les débutants peuvent l'utiliser pour faire demi-tour dans une forte pente ou dans une neige difficile. Un skieur novice maîtrisant la conversion et la traversée, est capable de passer partout...

Les skieurs expérimentés l'utilisent surtout en hors-piste, lorsque le relief est très accidenté, interdisant un virage classique voire sauté.

13. Le mercredi 24 février 2010 à 22:43, par pour le post 11

merci pour ce renseignement
il faut être gonflé pour s'octroyer une telle augmentation
et les adjoints ils se gavent aussi?

14. Le mercredi 24 février 2010 à 23:40, par ils sont devenus fous !

les adjoints se gavent aussi :40% de l'indice 1015 et 4% pour les conseillers de la majorité...les autres n'ont droit à rien

15. Le jeudi 25 février 2010 à 04:42, par Plus

Il est vrai qu'au vu des performances ....................

16. Le jeudi 25 février 2010 à 08:31, par Gaston

Monsieur,

Je suis marié, j'ai 3 enfants, mon épouse veille sur le foyer et perçois un salaire net d'environ 4000 euros. Nous habitons un pavillon en cours de paiement...et n'étant pas navigant ne je ne parviens pas à découvrir le monde. Comment faites vous svp? Je vous remercie par avance de m'indiquer la clef de votre bonne gestion.

17. Le jeudi 25 février 2010 à 11:28, par 10%

Il ne fait qu'ajuster ses indemnités sur le % d'augmentation des différents impôts locaux.

Et se sera + 10% en 2010 et 2011.

Par contre j ai un peu de mal à comprendre 110% correspond à l'indemnité maximale d'un maire d'une ville de + de 50 000 habitants.

Il n'y a pas arnaque là ?

Ne faut il pas alerter la CRC ?

18. Le jeudi 25 février 2010 à 11:44, par ils se gavent

et non la ville percevant une Dotation de Solidarité urbaine (DSU) elle se trouve surclassée pour les indemnités des élus.
Ceci dit il faut alerter quand même le préfet et la CRC

19. Le jeudi 25 février 2010 à 12:35, par C'est clair

Vivement un BUSSY à 50 000 habitants ......
Se sera jackpot pour eux !

20. Le jeudi 25 février 2010 à 13:33, par mick

Le souci n'est pas tant la revalorisation de ses indemnités (même si une telle mesure est choquante au regard de la situation de la ville après 12 ans et les revalorisations fiscales proposées), mais c'est que dans le même conseil, il fait voter une motion pour justifier une erreur qui va coûter à la ville (c'est à dire au contribuable), plus d'un million d'euros.
Moi si un salarié me coûtait ce prix à la boulette, je ne l'augmenterai pas, au contraire, je lui donnerai l'adresse du Pôle Emploi;
Et je vous passe la délégation dont il faut reprendre la procédure parce que mal montée, nécessitant un contrat d'assistance (pour quel montant ?), ce qui engendre, là encore quelques frais dont on aurait pu se passer.

Mais l'équipe municipale semble avoir abandonné tout honneur et préfère se soucier de son petit confort personnel plutôt que de l'intérêt général.
Je ne sais pas, mais vendredi, je pense qu'il serait bon de manifester son indignation à un tel vote, même si la législation interdit au public de se manifester pendant le conseil.

21. Le jeudi 25 février 2010 à 14:07, par 1 MILLION D EUROS ??????

Mais de quoi s'agit il ?

22. Le jeudi 25 février 2010 à 14:53, par Dublanche

Ce blog devient vraiment n'importe quoi. Le maire est en conflit depuis des années avec Bercy qui l'accuse d'avoir vendu des terrains appartenant à Epamarne pour un gain supérieur de 1 million d'euros à l'estimation de l'EPA et d'avoir conservé la somme, sans rien reverser à l'aménageur. Dans un premier temps, Hugues Rondeau a cédé sur le principe pour obtenir les subventions bloquées de l'école G. Sand. Puis, celles-ci obtenues, il a contre-attaqué. La motion n'est qu'un des épisodes de l'affaire. Le type qui parle d'erreurs ne connaît visiblement pas une ligne du dossier. Mais cela ne l'empêche pas de lancer son commentaire. Voilà pourquoi je ne partage plus à vos échanges.

23. Le jeudi 25 février 2010 à 14:59, par 1 million d'euros

Si le mick n'était pas un Mickey, il lirait dans la motion qu'Hugues Rondeau s'est débrouillé pour prendre un million d'euros de subventions pour l'école, puis 1 million à travers le terrain en question. Gain 2 millions. Dans des conditions un peu limites mais après tout Bussy a besoin d'argent. Par contre, je comprends que l'État l'ait mauvaise.

24. Le jeudi 25 février 2010 à 22:23, par Augmentation du maire quelle honte

Augmentation du maire et des autres...

Quelle honte dans le contexte actuel.

Je n'ai pas d'autres mots, j'en ai le souffle coupé.

25. Le jeudi 25 février 2010 à 22:42, par Quel scandale

Quel scandale quand on sait en plus ce qui est arrivé aux agents municipaux en décembre et le maire désormais ainsi que tous les adjoints et les conseillers se gavent en augmentant leurs indemnités.

Mais les agents devraient réagir, à quand une grève de la municipalité, elle sera soutenu par les habitants à coups sur.

26. Le vendredi 26 février 2010 à 10:45, par Benoit

Augmenter les indemnités des élus quand les citoyens de la ville galèrent pour boucler les fins de mois et voient leurs impôts locaux sans cesse augmenter?

Nos soi-disant élites veulent quoi au final? Une révolution pour mettre fin à ces privilèges sur le dos des pauvres gens du peuple? De qui se fout-on là encore?

27. Le vendredi 26 février 2010 à 12:25, par légitimité et morale

seul 3000 votants se sont déplacés pour voter pour M Rondeau. Les autres sont restés au chaud chez en attendant un ange !
la majorité des buxangeorgiens l'ont élu maintenant il faut qu'ils comptent avec lui et pour lui !

cette année c'est 19 % d'augmentation qui est proposée au vote du conseil de vendredi 26 février; Cependant il semble que le quorum ne sera pas atteint,et donc report au 2 mars! mais pas besoin de quorum, même seul, le maire peut voter les délibérations. Pourquoi cette démission morale des élus de la majorité tout en touchant leurs indemnités.

Ils devraient être contraint au jeton de présence pour palper leurs indemnités !

28. Le vendredi 26 février 2010 à 13:32, par Max

Je rejoins pleinement le post 2.
Après tout puisque certains sont assez couards pour se faire porter absents et ne pas avoir à voter contre une décision qu'ils réprouvent, eh bien que cette augmentation, au demeurant scandaleuse compte tenu du contexte économique, ne leur soit pas appliquée. ce sera toujours cela en moins à la charge du contribuable.

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